Multi accueil

Ni bien traitée ni bien traitante par AP écœurée

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La situation dans les multi-accueil n’a fait que se dégrader ces dix dernières années, qui peut le nier ?
Il est impossible d’offrir un mode de garde de qualité à bas coûts. Les enfants, les professionnels et les familles paient le prix de ces économies. Moins de personnel et moins de moyens pour plus d’enfants, un “taux de remplissage” qui doit plafonner, de 7h30 à 18h30, car c’est évident tout le personnel est présent sur 11h d’amplitude..
Les arrêts maladie sont incessants, les recrutements sont tardifs, aujourd’hui le quotidien c’est bidouiller les horaires, les plannings, tenir des taux d’encadrement sur le fil du rasoir. Organiser une sortie, une activité ? Presque impensable, le personnel n’est pas suffisant ce jour-là.. comme tous les autres en fait !
Le travail effectué n’est en aucun cas un travail de qualité. Le personnel n’est pas bien traité, comment peut-il être bien traitant ? Comment être bien traitant quand on demande sans cesse aux enfants d’attendre, attendre car on n’est pas disponible, attendre car on est seule pour un trop grand nombre, attendre pour répondre à leurs besoins. Fondamentaux. Quand on ne leur demande pas d’attendre, on leur demande de se dépêcher. Mais comment vont grandir ces enfants entourés d’adultes qui vont à 100 à l’heure ? Les équipes sont démotivées, découragées, plus personne ne se veut moteur de projet. Parce que personne ne peut se projeter. Comment se projeter, quand on ne sait déjà pas comment la structure va tourner la semaine d’après ? Entre les arrêts, les remplacements, les imprévus… Aucune continuité auprès des enfants n’est possible. Les demandes de la hiérarchie sont irréalistes et complètement déconnectées de la réalité du terrain. On arrive à peine à faire le minimum. Le minimum, ce n’est pas ça qu’on veut pour les enfants. Les parents sont interpellés par les conditions d’accueil et nos conditions de travail.
Jusqu’où cela ira-t-il ? Beaucoup seront parties avant de le voir, car aujourd’hui, une grande partie des professionnels de la Petite Enfance souhaite la quitter, cette Petite Enfance.

Politique Petite Enfance

Les pros ne sont pas des pieuvres par Magali

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De retour dans le secteur de la petite enfance après 3 ans, je suis effarée de la banalisation du manque de moyens apportés aux professionnels pour faire un travail de qualité.
La maltraitance est institutionnelle mais cela a forcément des conséquences sur le développement de l’enfant.
J’observe des enfants qui ont beaucoup de mal à fixer leur attention, notamment sur les temps de rassemblement
Des enfants qui fuient le regard…
Un manque crucial de temps de réunions pour améliorer la qualité d’accueil, les projets individuels, tenir des locaux qui permettent d’assurer la sécurité physique et l’équilibre psychique des enfants et des professionnels
Les enfants ,adultes en devenir ….? Ou adultes destructurés?
“Les pros ne sont pas des pieuvres….seulement 2 bras” !!!

Micro-crèche

EJE référente technique par Vio

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Pendant presque 5 ans, j’ai tout donné que cela soit auprès des enfants, des familles et des équipes. Je ne comptais pas mes heures car je crois en l’importance de notre travail. Avec la gestionnaire, les choses se sont compliquées au fil des années.
Je trouve dommageable que la majorité des professionnels auprès des enfants soient si peu formé. Personnellement, j’ai fait mon maximum pour être dans la transmission de savoir, éveiller leur curiosité,… Mais sur les 2 équipes, seulement 2 avaient un réel désir d’apprendre et de bien faire auprès des enfants. Et je les en remercie.
Il est d’autant plus difficile de motiver les équipes avec zéro moyen. J’achetais de ma poche du matériel pour les 2 micro-crèches. Mais ce n’est pas une solution.
Le désinvestissement de la gestionnaire à aggraver la situation tant au niveau des embauches (énorme turnover car les équipes s’usent en accumulant toujours plus d’heures supplémentaires, face au manque de moyens, etc.) et son côté lunatique auprès des pros n’aidait en rien.
Les casquettes à tenir sur une journée vont de faire respecter les protocoles cuisine, réchauffer les plats, laver le linge, faire le ménage tout en tentant d’accompagner les enfants dans leur développement, en leur proposant un lieu de vie sécure tant émotionnellement, que psychiquement, ce à quoi s’ajoute l’accompagnement dans leurs explorations, expérimentations,…
Mais comment tout faire avec si peu de moyen et encore moins de reconnaissance ?
Nous ne sommes pas des garderies qui auraient pour objectif de dépanner les parents allant travailler.
La petite enfance est un champ riche de possible mais faut-il que l’on nous en donne les moyens, que les pouvoirs publics entendent que nous faisons un travail d’utilité publique! Les jeunes enfants bien pris en charge, bien accompagnés partiront du bon pied dans leur vie future. Moins d’argent à sortir des poches de l’Etat plus tard, s’il nous permettait de faire correctement notre travail. C’est toute la politique de la petite enfance qui est à revoir.
Dans des pays comme l’Allemagne, les enfants sont accompagnés au quotidien par des équipes constituées quasiment exclusivement d’éducateurs de jeunes enfants. Avec des salaires tenant comptent des diplômes, de la non simplicité du travail, et des responsabilités qui leur incombent.
Nous travaillons avec de l’humain, entre humain sans soupape. Mais avec toujours des questions de rendement, de taux de remplissage qui flottent au dessus de nos têtes. Il faut arrêter de penser en terme de CA mais se mettre au niveau des enfants, répondre à leurs besoins, les accompagner, faire qu’ils se sentent bien,… Et là alors l’aventure peut démarrer avec du matériel, des équipes qui se questionnent, réfléchissent ensemble à des solutions à proposer, à faire des bilans réguliers sur chaque enfant pour améliorer les propositions. Avoir de vrais moyens, pour penser l’espace. Trouver des solutions pour lutter contre l’usure professionnelle.
Dans ma promo, nous étions 40, 1/3 l’ai encore mais ça va continuer de s’égrainer.
Sur un plan, plus personnel, je me suis formée en plus du DEEJE en passant un Master2R en sciences de l’éducation. Mais aucun employeur ne voit l’atout que cela peut-être pour eux et quand ils le voient, ils disent “on vous embauche pour votre diplôme d’EJE car c’est celui-ci dont on a besoin pour ouvrir”. Donc je prends légalement tout les risques, payée au lance pierre, avec des équipes peu ou pas formées auxquelles je dois faire pleinement confiance…. problème…
J’ai fini en burnout.
Au fil des années :

  • j’ai vu des enfants mis au coin car “super nounou” le fait… oui mais non, c’est contre productif à cet âge et de là j’argumentais sans grand succès les fois suivantes surtout quand j’étais sur l’autre micro-crèche ;
  • j’ai observé des douces violences même après une journée pédagogique sur le sujet ;
  • j’ai vu des enfants humiliés par les adultes (chose q je reprenais encore et encore) ;
  • j’ai été victime de harcèlement de la part de pros qui ne sont là que pour la paye, se contentent du minimum et ne veulent rien entendre;
  • Des temps de sieste anarchique sans pro auprès des enfants pour qu’elles puissent manger entre elles, forcément quand je passais la porte ça dégénérait mais avant tout je m’étais un stop et demandait à l’une d’elle qui n’avait rien à faire en pause de venir avec moi pour accompagner les enfants dans leur sommeil.
    Des exemples, j’en ai des charrettes avec des situations de gravité diverses.
    Mais là, je souhaitais juste dire qu’effectivement la petite enfance est en péril. Et nous avons besoin d’une refonte de tout ça TRES RAPIDEMENT, en concertation avec les acteurs, les chercheurs, …
Multi accueil

Mauvaises conditions par Enfant = futur

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J’exerce mon métier au sein d’un multi accueil pour une entreprise depuis plus de quinze ans et ce que je constate c’est le manque de professionnels, et les délais de recrutement et d’embauche sont très longs. Il manque toujours du personnel et les groupes d’enfants sont au complet, alors ça engendre une double charge de travail pour le personnel, ça conduit à l’épuisement et à la dégradation des conditions de travail. En effet je ne compte plus les situations dans lesquelles j’ai dû me débrouiller (seule avec 17 enfants) pour contenir des groupes en nombre supérieur au quota légal (1), notamment au moment de l’accueil des parents et de leurs enfants lors des ouvertures et des siestes.
Ces mauvaises conditions de travail sont sources de fatigue et d’épuisement à la fois physique et psychique. Le sous-effectif permanent est préjudiciable ; il cause des dysfonctionnements car il impose une adaptation permanente, plus de flexibilité, plus de fatigue etc. de la part des professionnels. Les situations de sous effectif perdurent de façon anormale sur des longues périodes ; les recrutements sont tardifs et les démissions sont rapides et fréquentes ; on nous dit qu’il y a peu de candidats et que les bas salaires sont la cause principale des démissions.
On ne peut imaginer par ailleurs que ce sous-effectif chronique puisse être un choix de stratégie, comme un levier de rentabilité, car il ferait prendre un risque important. (il faut réexpliquer sans cesse le fonctionnement, rassurer les enfants et les parents…) Imaginez la prise en charge des enfants ! Je suis constamment dans la surveillance et non dans une position d’observer, de rassurer…
La politique devrait d’ailleurs prendre conscience de la réalité sur le terrain et répondre à ce problème.

(1) cf. article R2324-43-1 du Code de la santé publique : “Pour des raisons de sécurité, l’effectif du personnel encadrant directement les enfants ne peut pas être inférieur à deux, dont, pour les établissements et services d’une capacité supérieure à vingt places, au moins un des professionnels mentionnés au 1° de l’article R. 2324-42.”

Multi accueil

Auxiliaire de puériculture par Boubou35

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Mon métier est l’un des plus beau au monde même s’il devient de plus en plus difficile. Et il le sera encore plus avec cette réforme bidon que veut mettre en place ce ministre qui ose répondre dans une lettre qui ne changera pas d’avis sans trouver aucun compromis.
Monsieur le secrétaire,
votre 1ere mission doit être le bien être et la bienveillance de ces tous petits.
Comment pouvez vous être aussi indifférent et méprisant pour ce métier que vous voulez à tout prix dégrader ?
Sortez de votre bureau et venez sur le terrain vous confrontez à la réalité !
Vous vous pensez argent, nous on pense bien-être voilà ce qui est scandaleux.
Nous contribuons à l’éducation de ces enfants qui sont notre avenir dans une société qui est déjà très compliquée.
Alors n’en rajouter pas avec des réformes aussi stupides.

Multi accueil

On veut de la bienveillance par Alexmimi91

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Ca va faire 15 ans que je suis dans le milieu de la petite enfance.
Souvent le même constat ces derniers années : sous-effectif, taux d’encadrement élevé, un travail souvent à la chaîne.
Tu es occupée à faire un change avec un plan de travail ouvert sur la section mais n’étant pas auprès des enfants aux sols du coup souvent des chamailleries. Tu gères aussi le nettoyage des tables sols après la fin des repas et du coup, là encore, ils ont personne avec eux les changes à la chaine, pas le temps pour des activités manuelles plus encadrées comme la peinture.
Il faut vraiment arriver à se détacher de la situation et lâcher prise sinon on peux vite se rendre malade de travailler dans ces conditions. Une année, j’ai fini limite en burnout dans une structure.

Multi accueil

Très en colère par Ka ko

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Je viens de lire le réponse de Mr Taquet suite à notre demande de le rencontrer pour défendre une fois de plus notre travail.
Je suis outrée, écœurée, en colère de voir le culot et le mépris envers NOUS professionnels de la petite enfance manifesté par Mr Taquet qui ne reconnaît pas la légitimité de nos propos. En effet, à ses yeux, le collectif pas de bébés à la consigne à des contours incertains bref notre parole n’est ni reconnue ni légitime .
Pourquoi en effet écouter et tenir compte du vécu des recommandations professionnels de terrain ??
Ne serait ce pas parce que notre collectif ne se revendique d’aucun parti politique????

Et que dire alors pour expliquer le fait qu’il ne tient pas compte des recommandations livrées dans le rapport des 1000 jours, rapport demandé par le président écrit par des professionnels RECONNUS EUX par Mr Taquet et supervisé par le professeur Cyrulnik ????

Autre chose, en informant les parents que l’une des réformes autorise n’importe quelle personne auprès des enfants puisse donner des médicaments y compris des APPRENTIS, ceux ci ne sont pas d’accord! Y a-t-il eu un audit auprès de ces parents ? bien sûr que non !

Apprentis qui en formation se verront compris dans les effectifs ….remplaçants alors les professionnels en vacances… En arrêt….en formation…alors qu’ils n’auront aucun diplôme….

Je me retrouve hors de moi, pleurant presque de rage devant cette hypocrisie !
Cette réponse politiquement incorrecte que je considère comme méprisante à notre égard nous qui nous battons pour le bien être des enfants et des familles accueillies depuis TOUTES ces années.

Je suis lassée, fatiguée, exténuée de me battre pour mon travail qui se trouve bafoué une fois de plus par des politiciens qui ne savent pas de quoi ilS parleNT et qui EUX ne sont nullement professionnels de la petite enfance

Je rends les armes au bout de 27 ans de bons et loyaux services

ICI GIT MA MOTIVATION D’ ÉDUCATRICE DE JEUNES ENFANTS J’AI DAUTRES COMBATS À MENER

Politique Petite Enfance

Demande de remboursement par Contribuable

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Gaspillage d’argent public !
Rapport, commission, séminaire premiers pas, Unicef, OCDE….et bien d’autres papiers …ils répètent inlassablement le même message :

  • Le besoin de qualité dans les interactions enfant adulte !
  • Entre adultes qui les accueillent et avec les parents !
  • Du temps pour organiser, échanger pour bien accompagner l’enfant sa famille !

Doublon et double doublon, l’administratif déconnecté du terrain, on paye le silence des experts, on méprise les personnes, pour passer un décret qui dégrade de qui déjà dégradé ! Pour faire gagner de l’argent à certains ! ceux qui ne mettront jamais leurs enfants dans un mode d’accueil ! Sachez leur dire non !
Soyez créatifs ! Réformez l’appareil de l’état pourque l’on voit enfin une politique de la petite enfance rester indépendante du changement de gouvernements ayant pour seule stratégie, une vision à long terme afin d’améliorer la qualité de vie des personnes et de réduire les inégalités.
Osez le vrai développement durable !
Osez la bonne réforme !
Une réforme qui changera la vie des enfants, des parents et des professionnels !
Une réforme qui changera la société !

Multi accueil

est-ce qu’il reste un espoir ? par vert dodu

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Histoire d’un vieux con,
En 2004, j’arrive sur cette ville, l’élue me reçoit (une dame cette élue en commission, elle offre les sandwichs, derrière son air de bourgeoise, une militante), m’installe dans son bureau, me parle de la ville et me fait prendre conscience de l’endroit où je viens d’arriver un an plus tôt en tant qu’habitant et usager. Me voilà aujourd’hui “agent de la ville”, elle m’offre un livre qui retrace l’histoire de notre ville… Je suis fier et heureux, je me sens bien avec une pression positive sur les épaules. 33 ans et une envie folle d’ouvrir ce multi accueil que l’on vient de me confier. Quelques mois auparavant, je suis reçu suite à une candidature spontanée par S. du service petite enfance :

  • vous avez déjà dirigé une crèche ?
  • non
  • vous savez ce qu’est un multi accueil ?
  • non
  • vous savez quel projet vous voulez mettre en place ?
  • non…je veux juste participer au recrutement et faire ça avec les collègues
  • Bon Ok, on vous prend !
    Une erreur administrative, une méconnaissance de leur part fait que je débute le 2 janvier 2004….le multi accueil ouvrira en aout 2004. Le service assume son erreur, ne me balade pas de crèche en crèche, me laisse libre de construire le projet, de recruter, d’aller à la rencontre de projets similaires dans notre département et ailleurs. Je suis soutenu, porté. Je fais une bourde : ce n’est pas grave on me reçoit, on m’explique et on me soutient.
    La petite enfance fait alors partie de la direction de l’enfance, de la petite enfance et de la jeunesse. Une famille qui se réunit au moins une fois par an autour d’un barbecue et d’une soirée dansante. N., D. et P. ne me connaissent pas, mais me prennent dans leur bras, me font danser…je suis accueilli, je compte pour elles, je compte pour la ville, je prends ma place doucement. Je sais où je suis.

Le service s’étoffe, normal les besoins des familles sont colossaux et l’idée de devenir une direction fait son chemin……début de la fin. Réorganisation à gogo, bras armés installés…ça va faire mal.
2009, première salve d’agression. En réunion de direction, la “responsable” m’insulte (juste parce qu’avec une collègue nous avions demandé si les budgets « culture » sucrés pour les relais en 2008 seraient remis en place en 2009) …dans l’assistance aucune réaction : la stupeur peut être, la lâcheté sans doute. Je comprends ce jour-là ce que va devenir la petite enfance…la famille éclate. Je sors, je fonce dans le bureau de la grande chef…aucune suite ne sera donnée.
Mes congés parentaux qui découpent mon parcours me recentrent, me redonnent espoir et envie de revenir pour partager avec les familles, les enfants, mon équipe.
2010, la direction voit le jour. C’était censé apporter stabilité, sens du travail, définition de valeurs communes, comme si avant tout ça n’existait pas.
Sauf qu’avant ces valeurs nous les vivions, nous ne faisions pas qu’en parler pour faire semblant.
Depuis cette création, la violence ne cesse de grandir, de manière insidieuse, doucement mais sûrement.
2011, une nouvelle aventure écrite dans un autre multi accueil, replié sur nous-mêmes pour bien faire notre travail. Mon idée permanente, protéger mon équipe pour qu’elle assure ses missions en toute sérénité. Cela épuise de prendre des coups.
10 années viennent de passer, la violence institutionnelle monte en puissance entre caresses dans le dos et injonctions paradoxales.
Feuilles de route de 2021 : communication, soutien managérial et optimisation ! Quel programme !
Depuis 2016, un projet me tient debout, celui de faire une MAM. Le service public va mal (je ne me bas même plus pour lui – honte à moi j’ai quand même un père syndicaliste bordel), la petite enfance est partie en sucette depuis bien longtemps (2008/2009 avec la directive service dite Bolkenstein). La MAM, alors que j’y étais opposé en 2009, devient pour moi et beaucoup de pros de la petite enfance, un moyen qui va permettre de travailler en respectant des valeurs avec l’idée de travailler de manière horizontale dans une belle anarchie qui ne peut qu’être positive pour le public accueilli.
Un projet pour revivre, reprendre la main, ne s’occuper que des enfants et de leur famille. Travailler avec et pas contre, être choisi pour un projet. Sortir des chiffres et vivre le bonheur d’une nouvelle rencontre.
Il reste un espoir… mais faut être fort pour y croire !

Multi accueil

Nous travaillons avec des êtres humains et non des machines non à la rentabilité par Lili

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J’ai travaillé dans une crèche privée où le nombre d’enfants n’a fait que d’augmenter. C’était la priorité principale de ma directrice. Nous devions être multitâches constamment comme par exemple s’occuper du linge, nettoyer le réfectoire et j’en passe.. Cette crèche était devenue une vraie garderie. Entre midi et deux, les enfants erraient dans le couloir car la directrice voulait à tout prix que le ménage soit fait dans les salles de vie des enfants ! Une honte qu’on fasse passer le ménage avant le bien être des enfants !
Je suis éducatrice de jeunes enfants et je suis triste de voir comment le milieu de la petite enfance évolue ! J’aspire à plus d humanité de la part de nos dirigeants ! Un enfant a besoin de grandir dans un environnement respectueux de sa personne et non dans un environnement où règne la rentabilité et le sur ménage des professionnels!