Assistant Maternel

Inconsidérés, un air de déjà vu par Rbzh

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Mars 2020, le gros cafouillage.
Avril 2021, ils vont faire mieux, on connait la situation !
Et bien, c’est encore un gros raté !

Titulaire du double agrément (mam/domicile), je ne sais toujours pas exactement ce que j’ai le droit de faire mardi (demain). On nous avance un décret, une circulaire. La Pmi se positionne plus ou moins. J’ai la chance d’avoir de très bons rapports avec mes parents employeurs mais, M. Taquet, avez vous conscience des répercussions que vos discours engendrent ? Imaginez nous, assistants maternels, en recherche permanente d’informations sûres, parents en attente de mode de garde (vous leur demandez de confier leur enfant en cas d’absolue nécessité), cette fois ci, la plupart d’entre eux continue à travailler…
Quelles seraient les conséquences si demain un accident se produit alors que chaque partie pense être dans son droit ?
Nous sommes visiblement que le petit peuple mais au milieu de tout ça : des jeunes enfants qui entendent des adultes inquiets, incertains. Ces petits bouts sont des éponges et à cause de vous, subissent un stress injustifié. Vos beaux discours des 1000 premiers jours, des neurosciences sont bien lointains.
Ces derniers jours sont difficiles, probablement que pour vous également.
La différence : nous sommes dépendants des décisions de l’état. Vous en êtes le représentant et il faut l’avouer, vous êtes très mauvais dans la gestion de cette crise. L’excuse de la pandémie est finie, votre démission serait plus que légitime.
Malgré tout le respect que je porte à votre fonction, j’espère qu’après tout cela, vous serez capable de vous retirer du gouvernement et accepter votre incapacité dans cette gestion de crise.

Assistant Maternel

ROBOT ASSMAT NE DOIT PAS ETRE MALADE, NI ABSENTE, NI PENSER A SA FAMILLE par Mag

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1er confinement:
Toute seule avec mes 2 enfants de 6 et 11 ans (car mari muté ailleurs).
J’ai pris la décision de donner la priorité à 1 couple (2 parents dans le médico-social) car dans les 2 autres couples au moins 1 voire les 2 teletravaillaient ou étaient arrêtés pour s’occuper de leur aîné.
Ils m’ont licencié pour abandon de poste,  sans préavis ni indemnités plutôt que d’utiliser le chômage partiel et me trouver après le confinement.

J’ai compris leur démarche, ils étaient dans leur droit.
Bon… ils auraient pu le faire proprement,  plutôt de me culpabiliser et rabaisser mais ça,  on va dire que c’est le stress et la pression qui parlait…
Je dis ça aujourd’hui, mais à l’époque, j’ai passé des heures à essayer de me justifier, à argumenter, à m’excuser… j’ai versé des litres de larmes.

J’ai eu du mal à me remettre au travail, à rechercher d’autres contrats (pourtant bcp d’appels)
Je suis restée à 1 accueil jusqu’en septembre 2020, puis j’ai accueilli une 2ème petite (j’ai travaillé avec les 2 pendant le 2eme confinement-light.
Puis une 3ème  petite est arrivée en janvier 2021.

3eme  confinement: il tombe dans les derniers jours de mon arrêt maladie/isolement de mes enfants.
2 semaines et demi d’arrêt car nous avons tous les 3 eu le Covid…
L’hypothèse de l’avoir attrapé par les biais de petites en accueil n’est pas à exclure, car j’ai fait le choix de ne pas porter le masque, hormis lors des contacts avec les parents.

Arrive le feuilleton “travaillera-travaillera pas” et le rétropédalage du gouvernement.
J’étais partagée.
Mon état de fatigue, les maux de tête, le vertiges, la perte du goût et de l’odorat, le stress pour mes enfants et moi même, le travail scolaires à essayer de rattraper un minimum (surtout pour mon grand en 6ème) , le fait de ne pas voir mon mari pendant 3 semaines… je n’étais pas sûre pouvoir gérer et reprendre l’accueil à la date prévue (sans compter le nettoyage la désinfection de toute ma maison, tapissée de Covid!!)
…Je m’étais dit que si nous n’avions pas le droit de travailler (sauf pour les personnels prioritaires), je pourrai peut être quand même accueillir la petite dont les 2 parents sont dans le médico-social, sans risquer le licenciement derrière de la part de 2 autres couples, puisque c’était une annonce gouvernementale cette fois (ce que j’avais déjà fait en fait, mais de mon propre chef au confinement 1), tout en faisant encore faire travailler mes 2 enfants en CP et 6ème (absents de l’école et collège du coup 5 à 6 semaines d’affilées!!)

….mais non!
Le gouvernement a annoncé que nous pouvions travailler.
Clairement, aucun parent n’a entendu la notion de ne recourir à son assmat que en cas de “nécessité absolue”

Pour moi, c’était inenvisagable, vu mon état ,de reprendre avec les 3 bébés + mes 2 enfants en sortie de Covid.

Inenvisagable de choisir entre les 3 couples d’employeurs, et courir encore le risque de faire licencier par 2 couples…

La question ne s’est pas posée au final, car le médecin m’a prolongé l’arrêt maladie d’une semaine.

2 couples ont été compréhensifs même si c’est très compliqué comme situation pour eux.

Le couple de medico-sociaux l’ont terriblement mal pris… pourtant les mêmes qui 1 an auparavant ne comprenait pas pourquoi les autres m’avait licencié.

J’aurai mieux fait de me casser une jambe, l’arrêt maladie serait mieux passé que poir le Covid.

J’appréhende bcp la reprise et les remarques des parents, le.climat risque d’être très froid.

J’en suis à un point d’épuisement mental, les soucis du travail, les restes du Covid, toutes cette année si difficile, de l’éloignement avec nos familles et amis (a l’autre bout d ela France, pas vu depuis 1 an)
C’est trop.
J’ai pris la décision de me faire suivre pour démêler tout ce qui tourne dans ma tête car j’ai le sentiment de ne plus contrôler…

PRENDRE SOIN DE SOI POUR PRENDRE SOIN DES AUTRES

Assistant Maternel

Professionnelle de la petite enfance écœurée par Pro désabusée

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Bonjour je suis Éducatrice de jeunes enfants de formation depuis 20 ans. Depuis le début de ma carrière, j’assiste à une dégradation désastreuse de l’accueil du jeune enfant dans notre pays… pas de moyen, manque de personnel, manque de qualification, de formation et en tant qu’EJE on se sent souvent seule… lassée de me battre contre  les institutions,  j’ai fait le choix d’exercer mon métier de professionnelle de la petite enfance à mon domicile en tant qu’assistante maternelle. J’ai renoué avec mon cœur de métier et apporte un accompagnement de qualité aux jeunes enfants accueillis. Cependant,  c’est un métier très précaire et qui place les assistantes maternelles en insécurité permanente… Quant à la crise Covid elle n’a fait qu’accentuer les problématiques et plonger ces professionnelles dans un grand désarroi…
Aujourd’hui, je suis à bout de souffle en tant que professionnelle de la petite enfance passionnée mais désabusée et choquée de la politique petite enfance de notre pays.
J’entame une reconversion professionnelle…
Et après les recruteurs se demandent où sont passés les Eje… lorsque l’on fait ce métier par passion on ne peut pas supporter le traitement que l’on fait subir actuellement aux enfants, parents et professionnels.