Multi accueil

Prenons soin de l’accueil, des besoins, du bien-être, du confort de nos enfants de demain par Lila

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A.P dans un EAJE, je suis 1 pro pour 8 enfants qui marchent. Je dois répondre sur une journée de 7h et plus , aux besoins de chaque enfant individuellement. 8 enfants en charge demande une disponibilité, une écoute, du temps afin de répondre au mieux au besoin des enfants, en tenant compte du rythme, du contexte familial, des émotions …et autres des enfants.

Alors avec la nouvelle réforme, où sera la qualité d’accueil? N’y aurait-il pas un risque de fort taux d’absentéisme des professionnels du à la charge de travail? Rappelons que nous  prenons en charge les enfants et  l’accompagnement auprès des familles et devons aussi nous occuper des tâches du quotidien de la structure ( linge, désinfection des jouets, des lits…) et nous organisons le planning lors d’absence du personnel. Les enfants sont des êtres humains qui demandent beaucoup d’attention, d’écoute, de présence des adultes, d’être valorisé et de grandir dans de bonnes conditions, d’encadrement.

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Qualités pas quantité par Bibiche

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Des agents non remplacés en cas de maladie ou peu d’heures effectuées par les remplaçantes ce qui engendre une désorganisation et surcharge de travail. Il y a quelques années, on améliorait la qualité du travail en prévoyant des diplômés, en voulant former alors qu’aujourd’hui, on veut diminuer la qualité du travail en diminuant le nombre de diplômés des structures.

Pourquoi ne pas faire confiance aux professionnelles qui sont sur le terrain qui savent ce qui fait d’un enfant un bon citoyen dans sa vie d’adulte?
Comment lui inculquer des valeurs essentielles à son développement dans une organisation médiocre avec des professionnelles démotivées, exploitées, stressées?
Pour finir sur une phrase qui me tient à cœur :

Il y a un amour de comprendre, qui est caché en chacun de ceux qui s’occupent d’un petit, parce que les petits portent l’énigme du mouvement d’humanisation.

JEAN EPSTEIN
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La réalité du terrain par Pascale

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” Il ne peut y avoir plus vive révélation de l’âme d’une société que la manière dont elle traite ses enfants “

Nelson Mandela

La réalité du terrain , ce sont des adultes en stress (parents et professionnels) et des enfants en recherche de bras , de relations sécurisantes , de réponses adaptées à ses demandes bien légitimes !

Mais le travail à la chaîne ne laisse pas beaucoup de place à ces considérations humaines !

Nous faisons le maximum , Monsieur Taquet , venez donc en juger par vous-même !

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Retrouvez de l’humain dans ce métier par Samsamya

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Je travaille depuis 1 an dans une crèche qui a ouvert en 2020.
L’ouverture c’est bien passé. Même si la crise sanitaire est passé par là.
C’est à la rentrée de septembre que tout a changé… Je suis dans la section bébés, ou normalement on nous avait dis qu’il n’y aurait que 2 bébés avec les petits moyens… On en a eu 4… Mon groupe se composant alors de 3 petit moyens et 4 bébés… Un déséquilibre donc. Une section de 13 enfants.
Le mercredi nous avons moins d’enfants, ce qui nous permet de prendre plus de temps avec certains enfants là où on ne le peut pas dans la semaine. Cette année, on nous a donc fait accueillir des enfants qui viendrai que le mercredi !!!  Certains enfants viennent seulement un mercredi sur deux…

Quand à la section des moyens/grands, on a pas arrêté de la remplir… 18 enfants accueillis… Pour 3 pros.. Certaines de mes collègues ont été à bout et à court pour les propositions d’activités.
Nous sommes censé accueillir 27 enfants, mais c’est sans compter les places commerciales… On devrait monter à 32 enfants en tout hors on est à 34…

L’accueil commun le matin est juste devenu insupportable, tant il y a de moyens/grand avant l’arrivée de la deuxième pro de cette section… On le ressent lorsque les grands vont dans leur section.. C’est d’un calme.

On nous fait accueillir sans cesse des enfants sous prétexte qu’on a pas assez d’heures pour justifier que tel pro soit la…

Où est passé le côté humain qu’on nous vend à chaque entretien, où pense-t-on pouvoir avoir le temps qu’il faut pour les enfants dont on est référente ?

On est systématiquement dans le faire chaque jour… Et aucun plaisir à travailler de cette façon. J’aime ce que je fais. Mais quand on a l’impression de faire du travail à la chaîne que doit-on en penser ?

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Se préoccupe a-t-on du bien-être du personnel des EAJE ? par Livana

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Auxiliaire de puériculture depuis 1995, j’ai pu voir l’évolution des EAJE mais aussi la dégradation. Le monde évolue, les enfants évoluent, les familles changent, les directions changent . On nous demande toujours plus , on s’investit toujours plus mais il y a un moment où le corps, la tête ne suivent plus. Trop c’est trop.
Je trouve que nous n’avons aucune reconnaissance professionnelle au niveau du salaire. AP dans la fonction publique, on nous demande d’avoir le concours de la fonction publique territoriale. Les Cap petites enfance, eux n’ont pas besoin d’avoir ce concours. Le salaire entre ces 2 professions est quasi identique.
AP en EAJE, nous pensons au bien-être des enfants, des parents, des familles, mais qui pense à notre bien-être ? Notre métier est physique même si certains disent ” c’est cool ta journée, tu joues toutes la journée avec les enfants “. Faux, nous sommes là pour la familiarisation de l’enfant mais aussi des parents, nous essayons de répondre tant que possible aux questions des parents, nous effectuons des soins toute la journée, réglons les problèmes, et nous avons aussi la chance de partager de bons moments avec les enfants. Souvent, nous n’avons pas le matériel adapté pour pouvoir travailler sereinement. Notre corps commence à montrer de l’usure au bout de quelques années. Douleurs articulaires, douleurs lombaires, fatigue physique et psychologique sont les principaux acteurs de notre profession. Quand aurons-nous une reconnaissance professionnelle au niveau de la maladie ? Le port des enfants tout au long de notre carrière professionnelle peut entraîner des problèmes de dos. Quand est-ce que ces problèmes de dos seront reconnus comme maladie professionnelle ?
Malgré tous ces points négatifs, j’aime mon travail mais il nous manque la reconnaissance professionnelle, et le bien-être professionnel devrait être un point à développer. Par exemple : une séance d’ostéopathie tous les 3 mois, un massage du corps, une rencontre trimestrielle avec une psychologue pourraient être proposés à chaque pro sur leur lieu de travail pour pouvoir les aider à se sentir mieux.
Merci de soutenir le personnel travaillant auprès de la petite enfance.

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EJE en pleine désillusion par Milou

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J’ai commencé ma carrière dans une section bébé où nous étions 5 pour 20 bébés. Soucieuse du bien-être de l’enfant j’ai démissionné après deux mois.

Pourquoi ? On connait tous ce moment où c’est l’heure du repas pour les bébés mais aussi pour les pro qui ont chacune 1h de pause. Autant dire qu’à ces moments-là, le 1 pour 5…

Un midi, aux vues de la disposition deux locaux j’étais seule dans la salle de vie avec 12 bébés (1 pro donnait des repas dans la salle dédiée au bout du couloir et surveillait en même temps la sieste, 1 pro dans une autre pièce dédiée aux bébés de mois de 5 mois, elle aussi donnant un biberon et les autres en pause repas). Me voilà donc seule à 13h30 avec ces 12 enfants : certains ont faim, d’autres, sommeil, dans des stades de développement différents. Je suis donc au sol avec un bébé dans les bras à qui je tente de donner un biberon, un transat au bout de chaque pied pour bercer des enfants qui sont exténués mais que je ne peux pas accompagner dans leur lit. Un enfant à ma droite qui essaye de prendre le biberon que je donne. Un autre est à ma gauche et essaye de se mettre debout en s’appuyant sur moi. Mais mon attention n’est pas sur ces enfants autour de moi, elle est sur une petite fille qui s’apprête à morde un bébé au sol, j’essaye donc de l’arrêter par la parole en me demandant comment faire, et le téléphone sonne en bruit de fond…

C’est à ce moment que j’ai eu le déclic : c’est insoutenable pour moi, mes valeurs et je pense que c’est de la négligence envers ces enfants.

J’aimerais vous dire que je n’ai ensuite connu que des structures géniales avec un taux d’encadrement qui ne fait pas que respecter la loi. Mais ces établissements font exception. J’en ai connu un seul qui m’a donné envie de continuer ce métier.

Aujourd’hui je suis animatrice en RAM et en burn-out. J’aimerais arrêter de me faire broyer par mon travail au nom de restrictions budgétaires toujours plus importantes, est-ce possible dans la petite enfance?

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Le futur… par Ju

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Je travaille depuis 2004 en multi accueil.
D’abord en multi accueil parental et maintenant municipal.
J’ai pu voir l’évolution de mon travail de terrain, voir mes collègues perdre le sens de leur métier pour lequel elles étaient pourtant passionnées, des projets plein la tête !
Au départ, travaillant en province je ne comprenais pas les faits que me relataient mes collègues en région parisienne : leurs conditions de travail, leurs rapport à leurs supérieurs, leur taux d’encadrement, l’accueil en section des enfants, la lourdeur des tâches administratives…
Faisant partie depuis 5 ans d’une collectivité, je comprends mieux tout ce qu’elles subissaient (elles ont d’ailleurs, pour la plus part, quitté leur profession).

Ayant tout d’abord travaillé pour une mairie bienveillante, dans l’échange, l’écoute, j’ai adulé ce métier au service du public, au service des enfants. Aujourd’hui, au sein d’une petite collectivité me voilà compressée : pas tant par le taux d’occupation, car il est à mon sens normal que la structure puisse compléter toutes les places disponibles.
Je me sens compressée par le manque de personnel, ceux non remplacés lors de leur départ à la retraite, ceux non remplacés lors d’une maladie, ceux non remplacés lors d’un congé parental (il faut attendre car on ne trouve personne… étonnant).
Ceux qui ne sont que de passage et n’ont pas le temps de prendre leurs marques auprès des enfants.
Je me sens compressée par le travail administratif qui prend de plus en plus de temps (les directeurs ont-ils encore le temps d’aller sur le terrain s’ils veulent pouvoir tout gérer l’administratif : accueil des familles, lien avec la collectivité, réunions diverses, commandes, courir après ce temps qui passe trop vite dans une journée et où leur bureau est parfois rempli par des adultes en demande plus de la moitié de leur journée de travail ..).
Je me sens compressée par le temps sur le terrain que nous passons avec chaque enfant. Comment les calculs sont-ils faits ? Un professionnel pour 5 enfants qui ne marchent pas. Mais le professionnel ne fait que 7h par jour et la journée de crèche 11h. Je me souviens du temps où nous comptions un professionnel le matin et un l’après-midi pour cinq enfants. Nos journées de travail ne font pas 11h !!! Ce texte ne pourrait-il pas être revu comme suit : 1 pro pour 5 enfant à un temps x?
Je me souviens avoir répondu à un questionnaire après le premier confinement pour savoir quel était le taux d’encadrement idéal pour moi. Si ce taux était déjà respecté cela serait déjà fantastique !!!
Je me sens compressée par le départ de mes collègues qui ont pourtant toutes les qualités pour travailler auprès des jeunes enfants et une expérience utile mais qui ne parviennent plus à faire ce métier qui était pourtant au centre de leur vie.
Je me sens compressée par le manque de lien avec les familles. Les temps de transmissions se réduisent car les taux d’encadrement aussi. Comment faire encore de la prévention ???
Je me sens également compressée par le nombre d’enfants accueillis en occasionnel et que l’on ne peut pas accueillir assez régulièrement pour qu’ils prennent leurs marques. Parfois, l’enfant ne peut venir qu’une fois tous les 15 jours. Où est passé notre projet éducatif ??
Il y aurait encore tant de choses à dire car ce sont des métiers que nous sommes en train de détruire par le manque de projets. Le quotidien (le repas ,les siestes, les changes) nous prend tellement de temps (les effectifs de professionnels étant réduits) que les activités telles que peinture, sorties, deviennent réduites. Qu’en sera-t-il prochainement avec les nouvelles mesures ? Veut-on une petite enfance rentable à tout prix ? Ne sommes-nous pas en train de sacrifier une population ? Certes, tout ne se joue pas avant 3 ans, mais les fondements de l’adulte ne reposent-ils pas sur la petite enfance ?

Politiciens, j’espère que vous penserez aux a adultes de demain lorsque vous écrirez la réforme de la petite enfance.

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Entreprise familiale qu’ils disaient… par Zora

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Diplômée EJE en 2013, j’ai été embauchée très rapidement dans une entreprise de crèche. Des locaux tout neufs, une charte de qualité, des produits écologiques, un journal à destination des familles mettant en valeur notre travail, des projets en veux tu en voilà. Sur le papier.
Car finalement pour moi, le seul projet à été de tenir bon. J’ai rapidement été confronté au manque de personnel. Jeune et pleine de bonne volonté, j’ai remplacé à tour de bras. Pensant qu’il s’agissait d’un dysfonctionnement passager dans ma structure. Cette bonne volonté m’a rapidement permis d’obtenir un poste de direction dans une autre crèche du “groupe”. Elle aussi confrontée a de l’absentéisme. Mais cet absentéisme tient ces racines dans une volonté de remplissage destiné à faire toujours plus de bénéfices. En tant que directrice je subissais une pression monstrueuse du “siège” pour atteindre mes “objectifs”. On me menaçait de supprimer un poste si je ne remplissait pas suffisamment la crèche. Pour y parvenir il faut prendre des contrats en “occasionnel”, des enfants qui ne viennent que quelques heures par semaine. Il me fallait aussi régulièrement être hors la loi et accueillir plus d’enfants que ce que la PMI m’autorisait. Sur le terrain mes collègue souffraient, elles devaient tout mettre en œuvrer pour conjuguer accueil des familles à n’importe quelle heure de la journée, bien-être des enfants, adaptations des nouveaux , changes, activités, gestions des émotions des enfants, service du repas, nettoyage, mais aussi mettre en route les machines, changer les draps, désinfecter les jouets, ranger…
Quelle place pour l’accompagnement de l’enfant, quelle place pour veiller à son épanouissement dans cette logique de remplissage ? Comment faire lorsque l’on est 3 pour 20 enfants par section et que les arrêts maladie ne sont JAMAIS remplacés.
L’annonce parlait d’une entreprise familiale, de la poudre au yeux oui. La famille n’a d’intérêt pour eux que parce qu’elle génère des profits.
C’es une machine à broyer les professionnelles et à mettre en difficulté les enfants.
Rappelons également que ces entreprises ne tiendrait pas trois mois sans l’argent de la CAF et le crédit d’impôt aux entreprises.
J’ai tenu 4 ans avec une pression monstrueuse, des journées de 12h, une équipe de 10 personnes à gérer avec 1700 euros net à la fin du mois.
J’ai cru pouvoir faire évoluer les choses. Quelle naïveté!

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Auxiliaire de puériculture par Babeth

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Cher Décideur, Décideuse,
Quel avenir voulez-vous pour vos enfants et vos futurs adultes ?
Un avenir où seul l’argent compte, de la naissance à la mort.  ARGENT, ARGENT, ARGENT…
Dans les structures d’accueil pour les bébés (oui ! nous parlons de bébés 2mois et demi à 3 ans) seules les tensions sont permanentes. Toujours plus vite, manque de temps, de bras, de matériel, surcharge de travail…  Ce qui engendre pénibilité, usure psychologique, fatigue, et bien sûr, et surtout, des bébés stressés, en mal-être.
Vos décisions fabriquent des bébés en souffrance.
Respectons le bien-être, plutôt que le P.I.B.
Quels futurs adultes allez-vous créer dans un monde où seul l’argent aura compté ?
J’espère des révoltés comme nous le sommes.
Respecter la vie plutôt que les bénéfices…
« Nous voulons
DES BEBES HEUREUX,
PAS DES BEBES €UROS »
       Pas de bébés à la consigne

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Découragée par Clody

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Bonjour, Éducatrice de Jeunes Enfants, je suis dans le milieu de la petite enfance depuis longtemps. J’ai envie de vous dire :

  • 1 adulte pour 5 bébés et 1 adulte pour 8 enfants qui marchent C’est déjà une aberration ! 😤 Je rêve d’un jour : où les politiciens qui votent ces décrets qui nous pourrissent notre quotidien, notre métier et notre santé aient le courage de faire l’expérience pendant 35h de vivre une de nos journées de travail !!!
    Ils réaliseront alors de l’aberration de leurs règles.
  • le secteur de la petite enfance est oublié de tout le monde. Cependant, il est essentiel de porter une attention importante sur “nos enfants ” pour construire un monde meilleur pour le futur. Mais nos politiciens n’en ont pas conscience !!😥
  • il serait temps de reconnaître comme il se doit tout les métiers de la petite enfance.
    Mon témoignage ressemble plus à un coup de “gueule ” mais merci de m’avoir permis de le faire. J’espère que le gouvernement nous entendra enfin !!😰