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Grosse déception, l’intérêt supérieur de l’enfant passe en dernière position par Etty

J’ai commencé à travailler en crèche après mon CAP petite enfance. J’étais vraiment enthousiaste d’accompagner les enfants dans leur développement. J’aimais ce métier à tel point que j’ai passé une VAE d’éducatrice de jeunes enfants. C’est exactement au moment de la préparation de la VAE (écriture des situations et révision pour l’oral) que j’ai compris toute la différence entre ce qu’on étudie dans les livres et la réalité du terrain : je suis restée seule avec 12 enfants plusieurs fois pendant toute la matinée en m’occupant des activités, des changes, de l’installation du repas. J’ai demandé à la directrice de pouvoir ramener quelques enfants dans les autres sections (bébé et moyens) parce que selon la loi le taux d’encadrement est 1 pour 8 qui marchent, pas 1 pour 12! Elle me réponds que la collègue de la section de moyens est toute seule avec tous les enfants, cela dit elle va dans son bureau. Je suis seule avec les 12! Au fil du temps, j’ai compris que j’avais beaucoup de tâches qui ne me permettent pas d’être disponible et patiente pour accueillir les enfants et les accompagner. J’étais fatiguée, dégoûtée des conditions de travail et du salaire qui n’est pas assez, avec lequel tu peux même pas te loger correctement, c’est une honte! Un métier important, nécessaire, essentiel malmené de cette façon.
C’est où l’accueil de qualité et l’accompagnement à l’autonomie quand une entreprise de crèches qui a ouvert des sièges et des crèches à l’étranger ne veut pas acheter de couches culottes parce que ça coûte 15 centimes de plus que les couches normales?
Il est où le bien-être de l’enfant quand il n’y a pas repères et beaucoup d’imprévus ?!
Depuis ma VAE, j’ai décidé d’abandonner la crèche avec beaucoup de souffrance et déception.