Les EAJE, une situation financière fragile par Anne Onyme

Être un EAJE sous le régime de la PSU, c’est être sans cesse tiraillé entre les intérêts financiers et les intérêts de l’enfant.
Les exigences fixées par la PMI sont croissantes : limiter l’usage des gants, serviettes, les remplacer par du « tout jetable », sans compter les frais liés au contexte sanitaire actuel.
Voilà comment on en arrive à avoir des distributeurs de papier hygiénique (présents en cas de contrôle) sans avoir le droit de s’en servir (trop cher! Et puis tant pis pour la gastro qu’on se choppe les uns après les autres après avoir utilisé le même torchon essuie mains), à devoir faire « au mieux », à défaut de pouvoir bien faire.
Voilà comment autour du café, on en est à échanger autour de nos pratiques et se rendre compte que tous, avons peur de glisser vers une forme de maltraitance institutionnelle dictée par un manque de moyens humains et matériels.
Voilà comment on en est là, à la moitié d’une équipe évoquant la possibilité de démissionner, en dépit de toutes les belles choses que nous partageons ensemble (car derrière ce sombre tableau, il y a la solidarité d’une équipe, la confiance des familles, l’attachement aux enfants, une vie au travail comme dans une deuxième famille en somme).